1. A LA UNE

Le CDE accueille son nouveau Directeur

M. Mabousso Thiam

De nationalité sénégalaise, M. Mabousso Thiam, 53 ans, vient d’être nommé Directeur du Centre pour le Développement de l’Entreprise.

Marié, père de deux enfants, il est titulaire d’une Maîtrise en Droit Privé de l’Université de Dakar (Sénégal) et diplômé de l’Institut International de Banque et d’Economie (Chypre).

Mabousso Thiam a exercé différentes responsabilités au cours dune carrière professionnelle intense, débutée en 1979 chez Interpral Paris, société spécialisée en négoce international de produits halieutiques.

En 1980, il rejoint la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) où pendant huit ans il se chargera tour à tour de la mise en place du service des Relations publiques au sein du Secrétariat général (1980-1983). Il forgera ses armes entre autres en matière de réglementation et surveillance bancaires, d’audit et inspection des banques commerciales, restructuration du système bancaire .

Se définissant d’abord comme un homme de terrain, ce fin connaisseur du secteur privé y a en effet acquis une solide expérience. De 1988 à 1997, en tant que Directeur général et Président du Conseil d’Administration de la SOCA , une entreprise sénégalaise de production de lait pasteurisé et de jus de fruits, il coordonne un large éventail d’activités parmi lesquelles : le suivi d’études de faisabilité, la négociation avec les bailleurs de fonds, la construction et la mise en œuvre du site, le recrutement du personnel, et la mise en place d’outils de gestion.

A partir de 1997, il poursuit sa carrière, cette fois dans le domaine de la consultance : Directeur général du bureau d’études ACE (Assistance et Conseil aux Entreprises), il a effectué de nombreuses missions pour le compte d’organisations multilatérales et bilatérales (OCDE/Club du Sahel, Groupe de réflexion stratégique, UEMOA, CEDEAO, Banque Mondiale, BOAD, USAID, Canada, France, etc.). Les réformes institutionnelles et économiques, leur impact sur le secteur privé, l’évaluation de programmes d’appui, la mise à niveau des compétences en entreprise, la restructuration d’organisations patronales, la gestion stratégique, etc., sont parmi les thématiques sur lesquelles il lui est donné de travailler.

Avant de rejoindre le CDE, Mabousso Thiam a mis son expérience en matière d’appui aux gouvernements et aux bailleurs au service d’un Projet « secteur privé » (US $ 46 millions) mis en place par le Gouvernement sénégalais en collaboration avec la Banque Mondiale, projet dont il est nommé Administrateur de l’Unité de Gestion.

Mabousso Thiam a pris ses fonctions au CDE le 3 mars dernier.

2. FOCUS

Le Programme pour l’appui aux investissements dans les PME
couvre désormais les six régions ACP

Le centre de Port-Louis (Maurice) Une femme d'entreprise au Nigeria


Le Programme du CDE pour l’appui aux investissements dans les PME des pays ACP, mis en place en 2008 pour une période pilote de trois ans, couvre désormais l’ensemble de la zone. Ce Programme a pour objectif de favoriser l’investissement durable en associant le financement et l’assistance technique et managériale du CDE (voir Partenariat n° 93 de l’été 2008).

Pour mobiliser davantage d’investissements et étendre son champs géographique à l’ensemble des régions ACP, le CDE a conclu des accords avec sept partenaires.

Les accords conclus, en janvier 2008, avec I&P –qui investit surtout en Afrique de l’Ouest et Centrale– et DEVCAP aux Caraïbes, ont été suivis par ceux qui ont été finalisés à la fin de 2008 dans les quatre régions d’Afrique ainsi que le Pacifique :
- Southern Credit Corporation, au Kenya, pour l’Afrique de l’Est,
- Industrial Credit Cooperation (ICC), en Zambie, pour l’Afrique australe (SADC),
- Cauris, au Togo, pour l’Afrique de l’Ouest (UEMOA),
- Makeda Fund, au Nigeria, pour l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO),
- Kula Fund, basé à Maurice, chargé de la zone Pacifique.

Ces institutions financières partenaires du CDE interviennent auprès de la PME concernée de la manière suivante :
- avant l’investissement, dans l’assistance à la mise en place d’un business plan, la structuration de l’entreprise, les audits techniques,
- après l’investissement, dans l’organisation de l’entreprise (développement des systèmes d’information financière et de gestion adéquate), développement des ressources humaines et bonne gouvernance, appuis techniques spécifiques dans la production et le marketing.

Investissement financier et assistance technique
sont associés au développement des PME

Une centaine de PME devraient bénéficier du Programme d’appui à l’investissement au cours de l’année 2009. Les PME concernées ainsi que les institutions financières partenaires seront soumises à une évaluation pour bénéficier du soutien du CDE.

Les partenaires du CDE doivent respecter les règle du Centre dans les passations de marché, la rédaction de contrats, la comptabilité, les rapports d’intervention et les évaluations. Elles doivent également soumettre des rapports semestriels au CDE et procéder à une évaluation des assistances aux PME.

Le soutien du CDE à chacun de ses partenaires –qui financera entre 10 et 20 PME– représentera un budget qui varie entre €75 000 et € 125 000 par institution pour 2009. Les PME soutenues par le partenaire financier ne doivent pas dépasser une valeur nette (net asset value) de € 5 millions après investissement.

La philosophie d’investissement du partenaire financier doit inclure une véritable vocation de développement de l’entreprise. L’institution doit savoir gérer un fonds d’assistance technique –obligations comptables et rapports au bailleur– et mettre en œuvre un mécanisme de mesure d’impact de l’investissement.

La préférence est accordée aux institutions financières qui sont déjà soutenues par des banques de développement européennes. Les secteurs privilégiés en général par le CDE sont : l’agriculture et les ressources naturelles (bois et aquaculture), l’industrie (textile et agroalimentaire) et les services (tourisme et TIC).

L’originalité du Programme du CDE est qu’il constitue un investissement financier, couplé à une assistance technique, destiné à combler le déficit d’investissement étranger direct (IED), l’insuffisance de l’actionnariat et le déficit de capacité entrepreneuriale. Il permet également aux gérants de fonds de capital risque de développer leurs investissements dans les pays ACP.

Les institutions financières partenaires du CDE

- I&P : associé dès le lancement du programme pilote du CDE en janvier 2008, I&P (Investisseur et partenaire pour le développement) est une société d’investissement privée avec une unité de gestion, I&P études et conseil, basée à Paris. I&P investit surtout dans des PME en Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment dans la construction, l’optique, la distribution et l’industrie laitière. Il compte parmi ses investisseurs Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD), et la Banque européenne d’investissement (BEI).

- DEVCAP : présent dans la région Caraïbes et associé depuis plusieurs années au CDE dans la zone, l’institution financière DEVCAP intervient dans les secteurs suivants : construction, hôtellerie, industrie manufacturière, etc.

- Makeda Fund : fonds géré par SEAF (Small Enterprise Assistance Fund) pour le Nigeria et la CEDAO, a identifié 10 à 15 entreprises pour bénéficier de ses investissements à travers l’association de femmes entrepreneurs nigériane WimBiz. Les actionnaires de SEAF sont la BEI, la BERD, la SFI, Swedfund (Suède), Finafund (Finlande), la Norvège, la Suisse, ainsi que des investisseurs institutionnels privés etc.

- Cauris Management : fonds d’investissement basé au Togo et couvrant la région UEMOA, il a pour actionnaires la BOAD, la PROPARCO, Tuninvest et FMO. Les premières PME identifiées par Cauris sont spécialisées dans le conditionnement et la distribution du gaz butane, dans le secteur de la grande distribution et dans la production d’eau minérale.

- Aureos Kula Fund : prévoit d’investir dans des PME en Papouasie, Fidji, Tonga, Vanuatu et Samoa. Kula a déjà bénéficié du soutien du CDE, en particulier pour la mise en place du Fonds d’investissement Kula II Fund, lancé en 2007 et doté de $ 16 millions. Elle a pour actionnaires la CDC, Norfund, la FMO, la BAD, la BEI, ANZ, Fiji National Provident Fund.

- Industrial Credit Cooperation (ICC) : intervient en Zambie. C’est une société de crédit bail spécialisée dans les PME depuis 1956. Disposant de fonds de $18 millions, elle est active entre autres dans les secteurs de l’exploitation minière artisanale, de l’agro-alimentaire, du tourisme, de l’industrie manufacturière et des transports.

- Southern Credit Banking Corporation : est une banque commerciale établie au Kenya et spécialisée dans les PME. Dotée de neuf agences à travers le pays, elle cible les secteurs de l’industrie manufacturière, le commerce de gros et de détail, le secteur touristique, les transports et les communications. Southern Credit détient environ 2 000 comptes bancaires, et un portefeuille de prêts de € 24,5 millions. Quinze PME sont identifiées pour bénéficier d’investissements soutenus par le CDE. 

PME : accompagnement et transfert de savoir-faire

Investisseur & Partenaire pour le Développement (I&P) est une société d’investissement privée, créée en 2002 qui a pour objectif d’accompagner sur le plan financier et managérial des entreprises de taille moyenne et des institutions de microfinance (IMF) en Afrique. I&P intervient en tant qu’actionnaire minoritaire en étroite collaboration avec les équipes de management locales et joue un rôle très actif dans la gouvernance de ces entreprises.

A la fin de l’année 2008, I&P était actionnaire de quatorze PME et quatre IMF. Sebastien Boyé, Pierre Carpentier et Jérémy Hajdenberg, chargés d'investissements (étude, analyse, accompagnement) en microfinance et en entreprise au sein d’I&P Etudes et Conseils, nous ont accordé une interview.

MM. Boyé, Carpentier et Hajdenberg
INTERVIEW

Quels sont les résultats d'un an de partenariat entre le CDE et I&P pour renforcer le secteur des PME en Afrique?


Au niveau quantitatif, le budget de € 100 000 alloué par le CDE à I&P a été entièrement utilisé. Il a permis de financer vingt interventions. Sept pays sont concernés : Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Ouganda et Sénégal. Seize entreprises, dont treize PME et trois institutions de microfinance, ont bénéficié de ces missions. Au total 404 jours/homme ont été nécessaires pour réaliser les 20 missions, ce qui porte la durée moyenne d’une intervention à 20 jours/hommes environ. Dix-huit consultants ont été sollicités : 12 cabinets locaux, 1 cabinet français, 4 bénévoles et un expert français.

A un niveau plus qualitatif, toutes les missions effectuées ont permis de renforcer la capacité de gestion des entreprises concernées. Beaucoup de missions ont porté sur les domaines de la comptabilité, des systèmes de gestion, ou des procédures et ont permis d’aboutir à des recommandations très concrètes. Ainsi par exemple, l’entreprise de distribution pharmaceutique malienne CAMED a bénéficié de deux missions d’un expert français du secteur. Ces missions ont permis de mettre en place de nombreux chantiers : un organigramme a été formalisé, des fiches de postes rédigées, des procédures au niveau de la réception et du stockage de médicaments mises en place. Plus concrètement encore, sur recommandation du consultant, la capacité de stockage a été augmentée de 35% et l’ensemble du magasin a été réorganisé.

Il faut noter que par son rôle d’actionnaire, I&P est amené à suivre de près les suites de ces missions, notamment sur la mise en œuvre des recommandations faites par les consultants.

Quelles sont les améliorations et les nouvelles orientations envisagées
pour la deuxième année de collaboration entre le CDE et I&P?

Le type d’action entrepris en 2008 va être poursuivi. Ce sont des missions « à la carte », en fonction des besoins des entreprises appuyées par I&P. Ces missions d’assistance technique continueront de porter aussi bien sur des problématiques de gestion que sur des questions techniques pointues, au cas par cas.

Parallèlement, nous prévoyons de développer particulièrement les missions se déroulant juste après un investissement d’I&P. On peut les considérer comme des missions d’appui à la mise en place du plan d’action et qui entraîne un investissement. Ces missions seront mises en œuvre avec l’objectif de faire émerger un modèle type d’assistance. Celui-ci permet le démarrage avec, par exemple, entre autres modules, la mise en place du système informatique de gestion (SIG), l’organisation initiale de la force de vente, les procédures de production.

Nous prévoyons également cette année d’organiser des échanges entre des sociétés africaines partenaires d’I&P présentes sur des secteurs d’activité semblables. Ceci pourrait concerner la production et la distribution de médicaments –domaines dans lesquels I&P est présent au Mali, au Niger et au Cameroun–, la microfinance (Cameroun, Côte d’Ivoire, Ouganda) et l’ophtalmologie (Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal).

De quelle manière ce partenariat pilote pourrait servir d'exemple
pour attirer plus d’investissements dans les PME à l’avenir?


L’expérience qu’I&P a acquise depuis maintenant plus de sept ans dans l’investissement dans des PME en Afrique, nous a démontré que l’accompagnement et le transfert de savoir-faire nécessaire sont tout à fait déterminants pour le succès de ces entreprises.

Les start-up sont des projets risqués dans lesquels la dimension d’accompagnement et de suivi est capitale, notamment dans les tous premiers mois d’activité et plus largement pendant au moins les deux premières années. Les problématiques sont nombreuses sur le plan technique, commercial, organisationnel, la gestion et le recrutement. Les chefs d’entreprises peuvent manquer d’expérience dans certains de ces domaines. De nombreux projets de création d’entreprise échouent par manque d’accompagnement de promoteurs inexpérimentés.

Les entreprises dans lesquelles I&P investit ont besoin d’une mise à niveau de leur gestion, de leurs outils de production ou de leur organisation. La venue d’I&P se fait en général sur la base d’une stratégie de développement. Celle-ci permet à l’entreprise de passer un cap, avec un nouvel investissement par exemple qui demande un accompagnement des équipes de management. L’accompagnement décrit ci-dessus est très intensif. Ni les PME partenaires d’I&P, ni I&P ne peuvent le prendre en charge.

Ce problème auquel nous avons été confronté est le même que celui que rencontre tout investisseur voulant travailler dans le domaine des PME en Afrique. Il s’agit de mettre à disposition des fonds d’investissement des outils qui permettent de prendre en charge un accompagnement lourd. Celui-ci contribuera à réduire le déficit de financement d’entreprises de taille moyenne en Afrique et pourrait avoir un effet d’entraînement sur d’autres PME.


Contact : Klaus Niederländer kni@cde.int

3. SUR LE TERRAIN

Sid Boubekeur, chef du Bureau régional du CDE pour l'Afrique australe

M. Sid Boubekeur

Le Comité de Management du CDE, réuni le 7 janvier 2009 à Bruxelles, a nommé M. Sid Boubekeur responsable du Bureau régional du CDE pour l’Afrique Australe, à Gaborone (Botswana).

Le Bureau régional du CDE intervient dans les mêmes secteurs qui font l'objet d'une priorité pour les organisations régionales, SADC et COMESA, à savoir : agro-industrie, infrastructure (transport, énergie, eau, technologies de l'information et de la communication), tourisme et mines.

Economiste, spécialiste du secteur des infrastructures (eau, énergie, transport), Sid Boubekeur a pris ses fonctions au CDE en 1994 comme coordinateur des secteurs des matériaux de construction et des minerais industriels.

En 2002, M. Boubekeur a été mandaté par le CDE pour coordonner, dans le cadre du programme Pro€Invest, le service "Appui aux secteurs prioritaires et aux PME". De 2006 à janvier 2009, il a coordonné le programme du Centre dédié au secteur des infrastructures.

Le Programme du CDE pour la maintenance des routes
contribue à professionnaliser les PME

Des PME capables d’assurer des travaux de qualité


Le CDE a démarré en janvier 2008 un programme de maintenance des routes au Cameroun. Etalé sur deux ans, il concerne également le Burkina Faso, Madagascar et la Tanzanie (voir Partenariat n°86, 88, 94 et 96).

Le but de ce programme est de renforcer les capacités techniques et de gestion des PME dans le secteur des routes et de renforcer la capacité des associations professionnelles afin de leur permettre de rendre un meilleur service à leurs entreprises membres.

Ce programme a été élaboré en étroite concertation avec la Commission européenne (DG DEV) à Bruxelles et les Délégations européennes des pays concernés. Il est réalisé en collaboration avec le programme Sub-Saharan African Transport Policy (SSATP) –financé par la Commission européenne et la Banque mondiale–, l’Association des fonds routiers africains (AFERA) et l’Association des agences routières africaines (AGEPAR).

Axé sur le soutien à vingt PME du secteur des travaux publics et trois associations professionnelles par pays, ce programme vise à :
- professionnaliser les dirigeants de PME en leur transmettant une culture d’entreprise,
- permettre aux chefs d’entreprise d'acquérir et de développer une approche stratégique de leur fonction de dirigeant pour leur permettre de mieux piloter leurs activités,
- préparer le management de l’entreprise à mieux comprendre et réagir à l’environnement économique et financier dans lequel évolue l’entreprise,
- renforcer la capacité des associations professionnelles pour leur permettre de mieux accompagner les PME dans leurs activités,
- sensibiliser les acteurs du secteur au modèle « marchés à obligation de résultats » développé par la Banque mondiale.

Dans chacun des quatre pays concernés, ont été organisés six séminaires de renforcement des capacités des PME, trois séminaires de renforcement de capacités pour les organisations professionnelles, un séminaire sur les marchés à obligation de résultat.

L’objectif final du programme est de constituer « un noyau dur » d’entreprises locales compétitives capables de préparer et de répondre aux appels d’offres des marchés et d’assurer des travaux de qualité.

Le programme du Cameroun en cours d’achèvement

En étroite concertation avec la Délégation de l’Union européenne au Cameroun et en collaboration avec la Direction des routes du ministère des Travaux publics, le Fonds d’entretien routier et le Programme SSATP (Sub Saharan Transport Policy), le CDE a contribué, en janvier 2008, au lancement du programme maintenance des routes au Cameroun. Ce programme, doté d’un budget de € 475 000, sera achevé en avril.

L’accent a été mis sur le développement des capacités des chefs d’entreprises à exercer leur fonction en améliorant leurs compétences :
- stratégiques (analyser et comprendre l'entreprise dans son environnement pour décider des interventions à mettre en oeuvre),
- opérationnelles (gestion des interventions et direction de l'entreprise, mobilisation des ressources humaines adéquates),
- financières (outils de gestion des activités et d’évaluation des performances de l’entreprise),
- commerciales,
- relationnelles (bonne gouvernance avec les administrations et les bailleurs de fonds).

L’assistance du CDE a bénéficié à une vingtaine de PME camerounaises du secteur des travaux publics sélectionnés sur la base des critères suivants :
- appartenance à une organisation professionnelle,
- implication dans un marché d’entretien des routes,
- statut juridique (registre du commerce),
- taille de l’entreprise (chiffre d’affaires d’au moins € 250 000/an ou investissement de € 80 000 en bâtiments et matériel, trésorerie saine),
- capacité de management et de gestion de l’entrepreneur,
- volume et qualité des matériels de travaux publics de l’entreprise,
- références techniques de l’entreprise en fonction de la taille et de la complexité des marchés déjà exécutés,
- capacité de financement, notamment pour les investissements complémentaires.

Le CDE a apporté ensuite un appui individuel (coaching) aux PME pour mettre en pratique la formation et les assister à formuler un plan de développement d’entreprise (business plan) pour faciliter leurs démarches dans leur recherche d’investissements.

Le programme du CDE a remporté un vif succès parmi les acteurs concernés

Ce programme connaît un grand succès dans les quatre pays concernés, car il a su intégrer dès le départ tous les acteurs du secteur (ministère des Travaux publics, Délégation UE, Fonds d’entretien routier, Agences routières, associations professionnelles et PME).

Le programme a su mettre en place un dispositif d’information et de communication avec tous ces acteurs (communiqués de presse, newsletters).

Les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction sur les activités développées mais ils souhaitent bénéficier d’un appui complémentaire, en particulier dans le domaine du coaching individuel. Au Cameroun, cette étape est en cours d’achèvement. A Madagascar, au Burkina Faso et en Tanzanie, le programme sera achevé d’ici à la fin de 2009.

Les associations professionnelles sont maintenant aptes à revoir leur mandat pour le rendre plus réaliste et surtout pour pouvoir rendre un meilleur service aux entreprises membres.

Le CDE a crée un intérêt mais aussi une véritable attente dans les quatre pays concernés. Autant les autorités publiques que les Délégations de l’UE des pays bénéficiaires ont invité le CDE à assurer un suivi de ce programme pour mieux en pérenniser les résultats. 


Contact : Sid Boubekeur sbu@cde.int

Renforcer l’implication des PME locales
dans la maintenance des réseaux de distribution d’eau

Le CDE lance un Programme dans la maintenance de la distribution d’eau en Afrique avec pour objectif d’en améliorer l’efficacité.

Doté d’un budget de € 900 000, ce programme d’une durée de 18 mois, concernera, dans un premier temps, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Kenya et le Sénégal.

L’objectif est de renforcer les capacités techniques et managériales des PME des travaux publics et hydrauliques dans la maintenance des réseaux de distribution d’eau potable et usée et dans la gestion financière de l’entreprise.

L’assistance technique a donc pour but de professionnaliser les dirigeants de PME en améliorant leur savoir-faire dans la maintenance des réseaux de distribution d’eau, en particulier dans les domaines suivants :
- la maîtrise des technologies d’évaluation des réseaux de distribution d’eau et de l’identification des fuites d’eau,
- l’analyse et l’interprétation des données sur l’état des équipements de distribution d’eau et en particulier sur les fuites d’eau,
- l’optimisation de l’exploitation des réseaux de distribution d’eau et l’allongement de leur durée de vie,
- la gestion des ressources en eau en réduisant les pertes pour accroître la distribution,
- la réduction des coûts d’exploitation des réseaux de distribution d’eau pour permettre des investissements futurs.

Les bénéficiaires directs sont les PME intervenants dans les travaux de pose et de maintenance des réseaux de distribution d’eau potable et usée.

Les bénéficiaires indirects sont :
- les régies d’eau et les sociétés d’exploitation d’eau publiques et privées des pays concernés, qui visent une meilleure gestion des ressources en eau et une augmentation de la durée de vie des équipements,
- les clients qui jouiront d’une plus grande continuité des services de distribution d’eau,
- l’Association africaine de l’eau (AAE) capitalisera et diffusera les résultats du programme du CDE dans d'autres pays intéressés à améliorer les performances des réseaux de distribution d'eau. 


Contact : Sid Boubekeur sbu@cde.int

UEMOA : Plan d’action du programme
de promotion et de financement des PME

Christian Claudon, directeur adjoint du CDE, informant le Premier ministre du Togo, Gilbert Houngbo,
de la mise en place du Programme de Promotion et de Financement des PME dans les Etats membres de l’UEMOA


La troisième réunion du Comité de suivi du Programme pour la promotion et le financement des PME et les travaux de restitution de la mission de définition du plan de mise en œuvre du Programme dans les pays membres de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) se sont déroulés du 10 au 12 février à Lomé.

Ont pris part à ces rencontres, outre des représentants de l’UEMOA, ceux de la BCEAO (Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest), la BOAD (Banque ouest-africaine de développement), la CCR (Chambre consulaire régionale), le RAMPE (Réseau africain d'appui à la micro et petite entreprise du Burkina Faso), le REAO (Réseau de l’entreprise en Afrique de l’Ouest), le CEPEPE (Centre de promotion et d’encadrement des petites et moyennes entreprises du Bénin), la MEB (Maison de l’entreprise du Burkina Faso), le CDE, le Groupe TANYO, le Cabinet IDC Group, etc.

Le directeur adjoint du CDE, Christian Claudon, dans son allocution d’ouverture, a rappelé le rôle et le mandat du Centre dans l’appui au développement du secteur privé en général et des PME en particulier ainsi que les orientations retenues pour assurer le plus grand succès à la mise en œuvre du Programme dans les pays membres de l’UEMOA.

De son côté, Guy-Amédée Ajanohoun, Commissaire de l’UEMOA chargé du développement de l’entreprise, des télécommunications et de l’énergie a fait le bilan du développement des PME des 15 dernières années dans l’espace UEMOA en insistant sur les contraintes d’ordre macro-économique de gestion et de financement auxquelles elles sont toujours confrontées. Il a rappelé l’engagement des autorités de l’UEMOA pour doter l’espace communautaire d’instruments de promotion et de financement des PME comme en attestent les décisions prises par le Conseil des ministres de l’UEMOA et les réunions techniques de finalisation du présent programme objet de cette rencontre.

Enfin, Léopold Messan Gnininvi, ministre d’Etat, ministre de l’industrie, de l’artisanat et des innovations technologiques du Togo a rappelé les programmes en cours dans l’UEMOA en faveur des entreprises : le Programme qualité et le Programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises. Il a appelé à un démarrage rapide et effectif du Programme d’actions pour la promotion et le financement des PME dans l’espace UEMOA.

Le Programme avait été adopté en décembre 2003 par le Conseil des ministres de l’UEMOA. Il a pour objectif d’accompagner le développement d’un tissu dense de PME, compétitif et animé par une classe d’entrepreneurs dynamiques. Les objectifs du Programme d’action consistent principalement à corriger les dysfonctionnements du dispositif actuel. Le coût de la mise en œuvre du Programme était estimé à FCFA 4,8 milliards (€ 7, 3 millions) pour une durée de trois ans.

Après le rappel des recommandations issues de la deuxième réunion du Comité de suivi de Bamako de novembre 2007, les représentants des Etats et institutions ont fait le bilan de la mise en œuvre des recommandations. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo, de la BCEAO et de la BOAD.

Plan d’action du Programme

Le projet du Plan d’action du Programme dans les pays membres de l’UEMOA, financé par le CDE, a été présenté par le Cabinet IDC Group.

Le Programme en faveur des PME a été établi en septembre 2008 avec l’UEMOA. D’une durée de trois ans et doté d’un budget de € 9,6 millions, il privilégie les domaines d’activités suivants : les structures, les grappes et l’accès au financement pour lesquelles une mise en œuvre rapide a été demandée au CDE comme agence d’exécution. L’Unité de gestion du programme (UGP) animera et veillera à la cohérence de ces actions.

Financement des PME : l’accès des PME au financement doit être favorisé. L’assistance technique permettra une meilleure gestion des entreprises. Pour compléter ce dispositif, une étude des possibilités qu’offrent d’autres modes de financement sera ajoutée au projet: par exemple le capital risque, le crédit-bail, les banques de développement, les fonds et lignes de financement, les sociétés de caution mutuelles, le soutien aux services spécialisés des banques.

Choix des grappes : le choix des grappes reste ouvert et évolutif. Les critères de choix sont l’intégration régionale et le potentiel en termes de marché et d’emploi. L’identification des secteurs porteurs s’inspirera de la méthode systématique pratiquée par le CDE.

Evolution de l’informel vers le formel : le Programme prévoira une étude sur les segments et les secteurs de l’informel qui se prêtent le mieux à un passage vers le secteur formel, et des moyens à mettre en œuvre pour faciliter ce passage.

Structure et procédures : la structure du projet inclura pour son pilotage un comité national dans chaque pays et un comité régional composé de représentants de chaque pays. Le volet opérationnel sera mené par une Unité de gestion du programme (UGP), un réseau constitué par les antennes locales du CDE, également appelées Bureaux Techniques d’Intervention (BTI), et/ou d’autres structures agréées. Les procédures utilisées seront celles du CDE avec une forte délégation de décision au niveau de l’UGP qui sera installée à Ouagadougou.


Contact : Aliou Abdoullahi aab@cde.int

Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale :
formation au logiciel d’analyse et de diagnostic de PME

Les BTI d’Afrique de l’Ouest et Centrale réunis à Niamey

Le CDE a réuni, du 2 au 4 mars à Niamey (Niger), son réseau d'antennes locales – appelées aussi Bureaux techniques d’intervention (BTI) – en Afrique Centrale et de l’Ouest.

A cette occasion, les responsables des bureaux nationaux du CDE ont bénéficié d’une formation à l’usage d’un logiciel d’analyse et de diagnostic qui permet l'évaluation des PME. Cette formation était animée par les experts du Cabinet IDEA (Investissements & Développement pour l’Afrique).

Dix-sept participants, en provenance de deux pays d’Afrique Centrale (Cameroun et Congo Brazzaville) et de douze pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Sierra Leone, Togo) se sont familiarisés aux méthodes de diagnostics (stratégie, organisation et ressources humaines, marketing et commercial, management de la production) et à l’analyse des performances économiques de l’entreprise.

L’approche pédagogique a visé la maîtrise de la méthodologie par le transfert de concepts et outils et des cas pratiques assorti de jeux de rôle, essentiellement sur base de l’outil du CDE.

L’appropriation jugée très satisfaisante par les participants sera très prochainement renforcée par des applications en entreprise organisées en coordination avec les programmes d’appui au secteur privé dont le CDE est partie prenante dans la région.

Cette formation a permis de renforcer les capacités techniques des BTI du CDE dans le diagnostic des PME, en particulier dans les domaines de l’accès aux informations clés de l’entreprise, de l’identification des domaines sensibles, des leviers d’amélioration des performances des PME et de la définition de plans d’actions appropriés (formations, projet de modernisation, conduite du changement) susceptibles de créer de la valeur ajoutée à l’entreprise.

Elle a surtout permis de renforcer les aptitudes des BTI à mieux cerner les problématiques exposées dans les requêtes d’assistance des PME pour améliorer l’impact des interventions du CDE. 


Contact : Aliou Abdoullahi aab@cde.int

Afrique de l’Est : identifier les besoins des PME
et améliorer leur compétitivité

Dans le cadre du soutien au développement du secteur privé dans les pays d’Afrique de l’Est, le CDE prévoit d’utiliser un logiciel d’analyse et de diagnostic qui permet l'évaluation des Petites et Moyennes Entreprises (PME). L'utilisation de cet outil a pour but de mieux identifier leurs besoins d’assistance technique des PME afin d’améliorer leur compétitivité.

Pour y parvenir, le Centre envisage d’abord de former des Cabinets de consultance et ses antennes locales, également appelées Bureaux Techniques d’Intervention (BTI), qui sont chargés de procéder à l’évaluation des entreprises.

Deux sessions de formation se dérouleront en parallèle durant la semaine du 4 mai à Nairobi (Kenya). L’une concernera les pays francophones d’Afrique de l’Est (Djibouti, Rwanda, Burundi, Madagascar, Maurice), et l’autre les pays anglophones de la zone (Erythrée, Ethiopie, Kenya, Ouganda et Tanzanie).

L’objectif de ces sessions de formation est de permettre aux participants de maîtriser l’outil concerné afin de l’utiliser convenablement dans le cadre des activités du CDE : assistances directes aux entreprises et mise en œuvre des programmes par les Bureaux décentralisés. Un représentant de l’antenne locale du CDE et d’un cabinet de consultance sélectionné par le Centre dans chacun des pays ci-dessus cités participeront aux sessions. Le chargé de projets du Bureau Régional sera également présent.

A la fin du processus de formation, le CDE disposera ainsi d’un pool d’antennes locales et de consultants formés à cet outil logiciel de diagnostic. Ceci permettra d’améliorer les services offerts par le Centre par:
- une meilleure pratique en matière de diagnostic et d’analyse de la performance des PME,
- un soutien efficace des PME dans la formulation de leurs requêtes auprès du CDE,
- une meilleure identification des interventions prioritaires pour améliorer les performances des PME,
- une plus grande valeur ajoutée de l’assistance apportée par le CDE,
- un suivi et une évaluation des plans d’action pour l’amélioration des performances des PME assistées par le CDE,
- une meilleure contribution au renforcement de la compétitivité des entreprises dans le cadre des Accords de Partenariat Economique (APE). 


Contact : Vaflahi Méité
vme@cde.int

RD Congo : le programme du CDE atteint sa vitesse de croisière

Le transport fluvial des produits agricoles
constitue un des domaines prioritaires du PADSP

Le programme d’appui au développement du secteur privé en République démocratique du Congo (PADSP RDC), cofinancé par la coopération belge et mis en œuvre par le CDE, a maintenant atteint sa vitesse de croisière.

La deuxième réunion du Comité d’accompagnement du programme, tenue à Kinshasa le 29 janvier 2009 (voir Partenariat n°92 de mai 2008), a permis de faire le bilan des activités en cours et de discuter des orientations futures du programme.

Après la première réunion du comité d’accompagnement du programme en avril 2008, le CDE a maintenu un contact étroit avec ses membres : des associations professionnelles du secteur privé, des organismes publics s’occupant du secteur privé, des représentants de la Commission européenne et de l’Ambassade de Belgique et des représentants de ministres congolais.

Depuis le démarrage du PADSP en 2007, une série d’assistances techniques individuelles à quelques PME et surtout des études de diagnostics sectoriels ont posé les bases d’un programme plus étoffé qui progressivement donnera la priorité à des assistances groupées s’adressant à plusieurs opérateurs économiques d’un même secteur.

En cette première moitié de l’année 2009, ce ne sont pas moins de six secteurs qui font ou feront l’objet de programmes de formations et d’assistance technique du CDE en RDC :
- La pisciculture : assistance technico-administrative de plus longue durée pour une trentaine de fermes piscicoles en République du Congo et en RDC (dont dix à Kinshasa),
- L’aviculture : assistance technique auprès d’une dizaine de fermes avicoles à Kinshasa,
- La transformation du bois : assistance technique auprès d’une quinzaine de menuiseries à Kinshasa pour le séchage, l’affûtage et la finition,
- Les technologies de l’information : formation technico-commerciale pour un nombre encore à déterminer d‘entreprises fournissant des services de haute technologie à des entreprises agricoles,
- L’exploitation forestière : une dizaine d’entreprises d’exploitation forestière en Afrique centrale – dont cinq en RDC – vont bénéficier d’une assistance du CDE pour atteindre un niveau de certification internationale,
- La gestion durable des forêts : formation pour huit entreprises d’Afrique centrale, dont deux en RDC.

Lors de sa réunion du 29 janvier, le Comité d’accompagnement du PADSP RDC, où trois ministres étaient représentés par des conseillers personnels, s’est félicité de cette avancée dans le programme, mais a également souhaité une extension à la fois géographique et sectorielle.

Dans la mesure de ses moyens, le PADSP RDC va donc commencer à soutenir des entreprises ou des groupes d’entreprises ailleurs qu’au Katanga et à Kinshasa. Le CDE fera dès lors appel à des experts locaux pour identifier et encadrer les requêtes émanant des autres provinces.

Le PADSP RDC va également intervenir auprès d’entreprises concernées par la filière agricole, mais situées plus en amont ou plus en aval des cultures ou de l’élevage. Ceci concerne principalement le transport – y compris le transport fluvial –, la construction et l’entretien de routes rurales et la formation des PME à la procédure des appels d’offres en matière de construction et d’entretien des routes. 


Contacts : Bruxelles, Yves Dricot ydr@cde.int 

                Kinshasa, Adrien Kabale akabale@yahoo.fr

Caraïbes : un logiciel d’évaluation de PME
pour en renforcer les performances

Le réseau des BTI Caraïbes du CDE

Dans le cadre de son soutien au développement du secteur privé et des entreprises dans les Caraïbes, le CDE a organisé, du 9 au 12 février à Kingston (Jamaïque), un atelier de formation à un outil logiciel permettant d’établir un diagnostic précis de PME.

Cette formation, organisée avec l'antenne du CDE en Jamaïque –appelée aussi Bureau technique d’intervention (BTI)– a été animée durant trois jours et demi par une représentante de FUNDES, ONG Internationale à l’origine du logiciel.

L’atelier de formation a rassemblé les représentants des BTI du CDE des Caraïbes auxquels se sont joints des consultants de la région et le personnel du Bureau régional du CDE basé à Santo Domingo. Les pays suivants étaient représentés : La Barbade, La République Dominicaine, Dominique, Haïti, Jamaïque, Suriname, Trinidad et Tobago, ainsi qu’un représentant de l’Organisation régionale des Etats de l’Est des Caraïbes, l’OECS.

Destinée aux consultants originaires des pays ACP, aux dirigeants de PME et aux coordinateurs de programmes d’agences de développement, cette formation permet d’établir un diagnostic des forces et faiblesses des entreprises analysées. Il permet aussi de réunir l’information et d’identifier les atouts et les insuffisances des entreprises tout en permettant de définir les actions prioritaires pour améliorer leurs performances.

L’objectif du CDE à court/moyen terme est aussi de permettre à ses BTI de pouvoir appliquer le logiciel et, ce faisant, de mieux sélectionner les entreprises qui sont susceptibles de recevoir un appui du CDE. Sur un plan régional, il est prévu de tenir d’autres ateliers de formation au second trimestre de 2009 de manière à accélérer le développement de cette méthodologie. 


Contacts : Patrick Keene pke@cde.int
                Marie Louise Norton Murray mln@cde.int

Pacifique : prochaine signature de l’accord avec le PIFS
pour le Programme régional de développement du secteur privé

Le logo du PIFS

Une mission du CDE doit se rendre à Fidji à la fin du mois d’avril pour la signature de l’accord pour le Programme régional d’appui au développement du secteur privé (PADSP).

Ce Programme est cofinancé par le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique (Pacific Islands Forum Secretariat - PIFS), qui alimentera le budget du PADSP à partir de différentes ressources, en particulier celles qui sont allouées au secteur privé de la région Pacifique par le 10ème Fonds européen de développement (FED).

Le financement du PADSP sera également assuré par les fonds opérationnels consacrés par le CDE à la région Pacifique. Ceux-ci représentent en moyenne € 500 000/an, sujets à réajustement.

Ce fonds opérationnel sera géré selon les critères d’éligibilité et les procédures du CDE. Il est destiné aux PME, constituées en grappes (clusters), ainsi qu’à des organisations intermédiaires (fédérations professionnelles, chambres de commerce, etc.). Les programmes bénéficiaires peuvent concerner des secteurs ou des régions.

Le programme, qui couvrira l’ensemble des pays ACP membres du Forum, sera abrité par l’unité « Développement du secteur privé » du PIFS situé à Suva, aux îles Fidji. Il sera cofinancé par le CDE et le PIFS.

Le CDE prendra en charge le poste de l’expert recruté pour gérer le programme en collaboration étroite avec les deux institutions.

Un comité conjoint sera constitué par le CDE, le Forum des îles du Pacifique, le PIPSO (Pacific Islands Private Sector Organization) et la délégation de la Commission européenne. Il devra décider des domaines prioritaires de l’intervention du PADSP. D’autres programmes d’assistance aux PME du Pacifique pourront également être intégrées au PADSP, sur recommandation du comité, dans un souci d’élargissement de son champs d’action.

Le CDE et le PIFS rechercheront conjointement des ressources supplémentaires pour le financement du PADSP de la part de bailleurs de fonds internationaux et du Fonds de l’UE pour le Commerce et le Développement (Trade and Development facility).

Par ailleurs, la mission du CDE se rendra à Samoa et à Vanuatu pour conclure des discussions pour la mise en place de PADSP nationaux. 


Contact : Vana Catsica vca@cde.int


Contact : Valérie de Oliveira vdo@cde.int | Nicolas Aggiouri nag@cde.int | Raymond Toye rto@cde.int

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